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| Schéma
directeur |
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Le schéma directeur
synthétise les besoins, structurels et
fonctionnels, relatifs à un site en proposant
des choix d'organisation de la signalétique
et en traduisant ces choix en termes de supports
et de contenus.
Les besoins structurels sont ceux qui découlent
directement de l'étendue, de la complexité
et de l'agencement du site ou du bâtiment.
Leur analyse permet de fixer les principes d'orientation
(étude des flux de circulation) et d'identification
(caractérisation des espaces), de réduire
la complexité (par zonage, par hiérarchisation)
et d'évaluer le degré de redondance
de l'information (suffisante pour ne pas se
perdre mais pas pléthorique car trop
de signalétique tue la signalétique).
Les besoins fonctionnels sont liés à
l'utilisation du site. Leur description permet
de préciser la nature des populations
concernées (occupants, usagers, visiteurs,
prestataires), l'utilisation des espaces (permanents,
temporaires, événementiels), les
contraintes de sécurité et de
contrôle d'accès.
C'est au moment de l'élaboration du schéma
directeur qu'une collaboration étroite
avec le client est précieuse. C'est lui
qui est le mieux placé pour hiérarchiser
ses objectifs, pour décrire ses contraintes
de fonctionnement, pour anticiper le comportement
de ses usagers.
A ce stade du déroulement de la programmation,
une première typologie des supports signalétiques
est établie, associée à
une première nomenclature des contenus.
Elle prend en compte les besoins exprimés
concernant l'orientation, l'identification,
la fréquentation et le fonctionnement
du site.
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| Flux
de circulation |
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Circulations entre les
bâtiments d'un site, entre les niveaux d'un
bâtiment, à chaque niveau d'un bâtiment.
L'étude des flux de circulation est la
partie la plus technique de la signalétique.
Il faut ici répondre aux questions de base
: par où entrer, comment s'y rendre, comment
sortir ? Il faut aussi répondre aux questions
d'organisation : doit-on séparer les cheminements
des différentes populations (personnel,
usagers, visiteurs, prestataires), quelles sont
les passages autorisés et les passages
interdits, les parcours sont-ils libres ou contraints.
L'établissement du plan de circulation
nécessite une double approche : une approche
par le bâti en identifiant les circulations
verticales (ascenseurs, monte-charges, escalator,
escaliers, escaliers de secours) et les circulations
horizontales (hall, espaces contigus, couloirs)
et une approche par la caractérisation
des flux de circulation (les flux linéaires
d'un point A à un point B, les flux réticulaires
de x points à x points).
La confrontation des deux approches permet d'effectuer
les choix organisationnels et de distribuer les
flux de circulation.
E x e m p l e s
circulations verticales : les personnes
à mobilité réduite
sont dirigées vers les ascenseurs,
les monte-charges ne sont pas signalés
à partir des zones publiques, les
escaliers sont associés aux procédures
d'évacuation, ...
circulations horizontales : mise
en cohérence de la numérotation
des locaux et des circulations, restrictions
de circulation d'un service à un
autre sur un même niveau, cheminements
contraints dans une optique commerciale
(passage devant tous les rayons) ou culturelle
(sens de la visite), réduction du
gradient de fréquentation entre les
points chauds (ceux vers lesquels on se
dirige naturellement) et les points froids
(ceux qui sont éloignés de
l'entrée, privés de lumière
naturelle ou difficile d'accès),
...
flux linéaires : dans les
espaces complexes à vocation utilitaire
une signalétique linéaire
sera à privilégier; à
partir d'un point d'accès le cheminement
vers la destination sera fourni soit par
le personnel d'accueil soit par une succession
de mobiliers signalétiques à
précision croissante (et à
généralité décroissante);
dans ce type de signalétique, le
changement de destination impose de repasser
par la case départ.
flux réticulaires : dans les
espaces multifonctionnels à vocation
ludique ou culturelle le choix se portera
plutôt sur une signalétique
réticulaire qui permettra au visiteur
de se situer en permanence par rapport aux
différentes activités disponibles
sur le site; la même stratégie
sera adoptée sur les sites où
l'on souhaite favoriser les déplacements
transversaux du personnel. |
Après étude
des flux de circulation, la typologie des supports
et la nomenclature des contenus sont modifiés
en fonction des choix effectués.
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| Jalonnements |
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Le jalonnement du
site est la traduction physique des flux de circulation
: quel panneau, à quel endroit ?
Cette phase de la programmation signalétique
consiste à positionner sur plans les différents
supports en se référant à
la typologie établie et en se préoccupant
de leur visibilité. Un panneau peut être
caché ou en dehors du champs visuel normal,
il peut être à contre-jour, trop
petit ou trop grand par rapport à la distance
de vision. Dans tous ces cas, le panneau sera
inutile et l'information fera défaut.
Au fur et à mesure du positionnement, le
signaléticien est amené à
enrichir la nomenclature des contenus et à
modifier la typologie des supports en fonction
de la quantité de contenu et des conditions
d'implantation.
A l'issue de cette phase, la signalétique
est implantée et un quantitatif peut être
établi.
La typologie des supports et la nomenclature des
contenus sont suffisamment avancés pour
lancer les études graphiques qui donneront
une forme définitive au programme signalétique.
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| Survey |
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Ce terme technique recoupe
la notion de relevé sur site.
Le survey permet de s'assurer de la concordance
des plans et de la réalité, de prendre
en compte l'échelle du site (distances
de visibilité et de lisibilité),
de vérifier les possibilités physiques
d'implantation des mobiliers, de s'assurer de
la disponibilité des fluides (alimentations
électriques, réseaux informatiques)
et de mener des entretiens avec les utilisateurs.
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