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| Design
Produit |
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Le bon design en signalétique
laisse peu de place à la fantaisie. Les
contraintes fonctionnelles y sont telles que
le résultat optimal sera généralement
le meilleur compromis entre des logiques concurrentes.
Des choix formels seront faits à l'intérieur
de couples d'opposition : transparence/contraste,
plan unique/plans multiples, modularité/individualité,
permanence/variabilité. Ces choix doivent
être cohérents pour l'ensemble
de la gamme des supports et adaptés aux
conditions de mise en oeuvre : nature et quantité
des contenus, visibilité, lisibilité,
rapports d'échelle, durabilité,
...
L'éventail des matériaux disponibles
et des techniques d'assemblage permet heureusement
un design créatif vous préservant
des stéréotypes.
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| Charte
graphique |
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Les messages de la signalétique
doivent subir une mise en forme graphique pour
remplir efficacement leur mission.
Cette mise en forme est synthétisée
dans un recueil de normes, la charte signalétique.
Cette dernière est une partie de la charte
graphique globale de l'entreprise qui régit
son identité visuelle, elle-même
partie de son identité de marque ou de
firme.
En raison de cet emboîtement des identités,
la charte signalétique a une double fonction.
Elle régit l'organisation interne des
signes mis en oeuvre pour constituer la signalétique
en un véritable système avec ses
hiérarchies, ses relations d'opposition
et de ressemblance, ses mises en page, ses feuilles
de style. Elle règle par ailleurs l'intégration
de la signalétique dans l'identité
visuelle de l'entreprise en utilisant éventuellement
certains de ses composants (logo, couleurs,
typo, ....).
Parler de graphisme, c'est dire qu'on se situe
dans ce territoire intermédiaire entre
la typographie pure et l'image pure. La signalétique
puise à ces deux pôles, empruntant
ses signes au textuel (la lettre) et à
l'iconique (le pictogramme).
Comme tout signe visuel, la lettre et le pictogramme
peuvent être travaillés selon 6
variables graphémiques : la taille, la
valeur (contraste de la figure et du fond),
le grain (texture), la couleur, l'orientation,
la forme. Le graphiste joue sur ces variables
pour injecter aux signes un surcroît de
signification qui pourra porter sur 4 qualités
prédicatives : l'association, la différenciation,
l'ordre et la quantification.
La charte graphique est là pour faire
respecter cette grammaire.
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| Typographie |
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La lecture des
messages signalétiques obéit à
des règles sensiblement différentes
de celles qui gouverne la lecture des textes
imprimés. L'oeil n'a pas le temps de
s'attarder sur les mots pour en assimiler le
contenu car il doit pouvoir distinguer et enregistrer
les messages rapidement, et ce dans un environnement
souvent parasité.
La lisibilité est ici primordiale. Les
caractères spécialement conçus
pour la signalétique privilégient
la simplicité des formes et du style.
Les contours et les proportions des lettres
respectent les standards usuels afin de faciliter
la reconnaissance. Les graisses choisies présentent
suffisamment d'épaisseur pour que le
lettrage soit efficace en vision à moyenne
distance.
Les polices de caractères utilisées
appartiennent majoritairement à la famille
des sans sérif : Folio, Frutiger, Futura,
Gill sans, Helvetica, Univers. Les caractères
à empattement ou fantaisie peuvent cependant
être mis en oeuvre moyennant de sévères
précautions sur les graisses et les corps
utilisés.
La visibilité et la lisibilité
des textes dépendent par ailleurs de
la taille des caractères et de la couleur
des lettrages et des fonds.
La hauteur minimum des caractères est
directement liée à la distance
de vision. La norme couramment admise est un
rapport de un à cent : des lettres de
10 cm seront lisibles à 10 m de distance.
Dans des conditions de luminosité normales,
le rapport optimum est de un à soixante
: une distance de vision de 10 m réclame
des caractères de 17 cm de hauteur.
Les couleurs choisies favoriseront le contraste
sans faire de cette règle une dictature.
Toutes les études montre que le meilleur
contraste est celui d'un lettrage noir sur fond
jaune : fort heureusement très peu de
signaléticiens utilisent cette palette,
évitant ainsi d'ajouter l'agressivité
des signes à la dureté de l'environnement.
On veillera donc à proscrire les mariages
de faible contraste et à respecter quelques
règles qui favorisent la lisibilité
:
> utiliser des
couleurs chaudes, qui semblent visuellement
"avancer" pour les lettrages, et des
couleurs froides, qui semblent "reculer",
pour les fonds;
> éviter
d'utiliser une couleur sur sa complémentaire
(vert sur rouge, violet sur jaune, orange sur
bleu), la vibration produite étant néfaste
à la lisibilité.
Une fois ces règles appliquées,
le choix des harmonies reste assez vaste pour
s'adapter à la sensibilité du
client ou à l'esprit du lieu.
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| Pictogrammes |
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La signalétique pictographique
est un moyen puissant de communication qui utilise
la précision et la rapidité des
capacités de reconnaissance visuelle
du cerveau humain. On fera donc appel aux pictogrammes
dans leur domaine d'excellence : la représentation
de réalités concrètes à
dominante spatiale. Mais l'image ne peut pas
tout dire et le texte retrouvera ses droits
chaque fois qu'il faudra lever une ambiguïté
ou communiquer à un certain niveau d'abstraction.
Il est en tout cas un "méta-pictogramme"
dont la signalétique ne saurait se passer,
la flèche, et une série de "méta-caractères",
les chiffres.
Les pictogrammes sont des symboles graphiques
qui visent à représenter des espaces,
des équipements, des attributs fonctionnels
ou organisationnels et à délivrer
des messages informatifs, prescriptifs ou de
sécurité.
On peut les classer selon une trichotomie piercéienne
sous les catégories suivantes :
>
les pictogrammes iconiques qui
présentent une ressemblance directe avec
l'objet représenté (le téléphone,
la tasse à café, l'autobus, ...);
>
les pictogrammes indiciaires dont
la signification passe par l'intermédiaire
d'un objet intercalé (le cadenas pour
un espace sécurisé, le stéthoscope
pour le médecin, ...)
>
les pictogrammes arbitraires qui
fonctionnent par application d'un code familier
(la croix rouge pour l'assistance médicale,
...) ou nouveau (représenter le personnel
par des figures en filet et les usagers par
des figures pleines, ...).
Dans la constitution d'un jeu de pictogrammes,
on privilégie dans la mesure du possible
les représentations à fort degré
d'iconicité, leur reconnaissance étant
plus immédiate. L'ensemble des pictogrammes
subit ensuite un traitement graphique afin de
leur injecter des caractéristiques relationnelles
pour aboutir à véritable système
de représentation.
Dans la vie courante, la plupart des messages
sont scripto-iconiques et la signalétique
n'y déroge pas : plutôt que d'opposer
texte et image, elle préfère les
composer.
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